En février 1996 je trouve la première silhouette (design) de ce que je nomme alors projet JET 16. Dans la foulée j'élabore les plans de forme d'aménagements et de motorisation, j'ajuste le devis de poids pour des moteurs Cummins 450c couplés à des hydro jet HAMILTON. D'où vient l'appellation JET 16.

Début 1997, je reçois un dossier à étudier, il s’agit d’un agreement fiscal permettant à des professionnels et à des sociétés d’ investir de l’argent sur une navette de transport de passagers entre la ville de Fort de France et la ville de Saint pierre. Cet investissement est compensé par un projet gouvernemental d’encouragement à l’investissement dans les départments d’outre mer, la loi PONS. Les investisseurs bénéficient d’abattements d’impôt pendant 6 années .Cet agreement fiscal a été accordé au projet de Mr Larchez. Je suis interréssé car j’avais déjà travaillé sur un projet similaire mais dans ma version je propose au lieu d’un seul gros bateau de 25mètres ou plus, deux bateaux plus petits, plus rapides pour un cout d’acquisition quasi identique et un service double, les 2 bateaux partant des deux extémités de la ligne et divisant par deux le temps d’attente du publique. Le projet d’exploiter un unique bateau a fait échouer la ligne pourtant desirable entre Fort de France et la ville de Sainte-Anne dans le sud le bateau le “Marcus Garvey” n’ayant pas apporté une désserte viable économiquement.
Mes devis s'élèvent à 4 600 000F (soit 701 265.48€) par bateau pour une construction de deux bateaux en Martinique dans mes ateliers au Larenty.
Mr NORESKAL gérant de la société NORDY et en charge de l’ingénierie financière nous explique la nécessité de rendre le projet plus attractif pour les potentiels clients à la défiscalisation et donc futures copropriétaires afin de raccourcir sensiblement la durée de commercialisation des quirats, l’agrément fiscal permettant ce type de financement ne dure qu’un an (défiscalisation LOI PONS).
Il me met au défi de faire un geste commercial de 2 120 000 F sur un prix d’usine (devis x2) de 9 200 000F soit 23,043 % du capital nécessaire pour construire en Martinique.
Et tout ceci sans réduire sur la qualité des bateaux ni sur la longueur ni la puissance ni les équipements.